Whanganui đ Wellington
Je ne vous raconterai pas cette semaine.
Elle était vraiment remplie de petits événements si peu intéressants.
Non, pas la peine de vous raconter notre dĂ©part de Whanganui par une belle petite cĂŽte dont nous commencions Ă en connaĂźtre les secrets. Le faux plat qui sâest ensuivi pour atteindre le haut dâune vallĂ©e Ă©tait bien digĂ©rĂ© sous le soleil surchauffant de la journĂ©e. Ătre au calme sur cette route peu frĂ©quentĂ©e nous ravissait. Il nây avait plus quâĂ dĂ©rouler pour arriver Ă Hunterville.



Je ne vous raconterai pas ce si beau camping gratuit du Vinegar Hill oĂč nous sommes restĂ©s le premier soir. La douche Ă©tait froide. Alors, on se sentait plus au chaud ensuite. Nous avions remarquĂ© des bikepackers que nous avions croisĂ©s Ă la station juste avant, pendant que nous descendions un Powerade salutaire. Le bruit de la riviĂšre ne nous a vraiment pas bercĂ©s pour la nuit. Cette grande Ă©tendue nous ravissait par la sensation quâelle offrait : celle de se sentir plus Ă lâĂ©troit avec les Ă©toiles quâavec les humains autour.
Il ne faudrait pas vous raconter le plaisir de la journée suivante. AprÚs avoir décidé de couper directement vers Palmerston North au lieu de suivre le tracé du Te Araroa à la ligne, les petites routes étaient à nous. Nous nous régalions de passer par les rares routes secondaires de ce pays.
Je me souviens de ce moment oĂč nous nous sommes arrĂȘtĂ©s le long dâune barriĂšre dâune propriĂ©tĂ© privĂ©e. Plus loin dans le champ, deux chevaux et un Ăąne. Le contact des regards sâĂ©tait Ă©tabli ; ils approchaient doucement, puis sâarrĂȘtaient. Ce petit jeu que nous regardions avec plaisir nous a laissĂ©s frustrĂ©s : les voilĂ qui restaient Ă la mĂȘme distance. Puis, nous avons repris la route pour Feilding, oĂč nous avons pris un cafĂ© rĂ©confortant. Les journĂ©es Ă©taient encore humides, mĂȘme sans pleuvoir.


Câest bien pour cela que je ne vous conterai pas la nuit humide passĂ©e avant de rejoindre Pahiatua. Et surtout, ces crottes dâoiseaux partout sur le toit de la tente ! Autant poser notre cabane sous les arbres est bien pour Ă©chapper Ă lâhumiditĂ©, autant la multitude dâoiseaux qui peuplaient le territoire y venait se soulager. OpĂ©ration nettoyage au Kleenex, tant que câĂ©tait frais ! Jâai vite dĂ©calĂ© les vĂ©los pour Ă©viter quâils ne viennent signer leurs Ćuvres. Mais dans ma prĂ©cipitation, je nâai pas fait attention Ă lâendroit oĂč je posais le vĂ©lo de Lisa : sous un pylĂŽne. Alors que je mâaffairais Ă prĂ©parer mon destrier, jâai entendu un genre de « plouf » tomber Ă cĂŽtĂ© de moi. Vous voyez, ce moment oĂč vos yeux remontent le long du pylĂŽne jusquâen haut pour apercevoir⊠quoi, Ă votre avis ? Une belle mouette bien contente dâavoir laissĂ© tomber un joli cadeau de bonne journĂ©e. DeuxiĂšme opĂ©ration de nettoyage.
Ă ne pas vouloir vous raconter, jâai envie de vous dire que le soleil de la journĂ©e, câĂ©tait dâavoir Ă doubler toute une ribambelle dâenfants sur une courte portion de piste. Tous aussi mignons dans leur comportement Ă jouer ensemble et Ă nous regarder passer. De quoi donner le sourire avant un mini-col Ă gravir pour atteindre lâaltitude des Ă©oliennes. Sachez que si des Ă©oliennes se positionnent dans votre viseur sur la route, ne cherchez pas, câest pour vous.
Je ne vous raconterai pas non plus cette rencontre avec une dame fort sympathique et bavarde. Chapeau, lunettes de soleil, allure dĂ©cidĂ©e, un sweat-shirt nouĂ© autour de la taille, elle promenait son chien. Nous, satisfaits de notre journĂ©e, Ă©tions assis Ă une table devant le cafĂ© oĂč nous avions pris des « pies » bien garnies. Elle nous a demandĂ© dâoĂč nous venions⊠la partie classique des rencontres. Puis, elle nous a narrĂ© ses aventures en Europe lors dâune annĂ©e Ă voyager de pays en pays. Il lui Ă©tait arrivĂ© tant de mĂ©saventures, plus longues quâun bras Ă raconter, que je dĂ©cide lĂ vraiment de vous Ă©pargner. Câest ce qui fait les bons souvenirs aussi !



Il faudrait Ă©viter de mettre noir sur blanc notre Ă©tape jusquâĂ Masterton. DĂ©jĂ , le camping Ă©tait parfait, une cabine pour nous et une arrivĂ©e tĂŽt la veille qui nous avait permis de tout faire sĂ©cher. Et donc, nous avons pris la route pour avoir le vent avec nous sur des routes oĂč nous ne croisĂąmes personne. Dans une sorte de vallĂ©e, le vent sur les plaines faisait bouger les Ă©pis. La bourgade dâAlfredton nous a fait sourire par les infrastructures dĂ©mesurĂ©es de son Ă©cole. Une des journĂ©es qui nous comblera le plus, Ă©panouissante du peu de luttes contre les Ă©lĂ©ments quâelle proposait.
Pour la premiĂšre fois, nous allions dormir chez quelquâun que nous avions trouvĂ© par lâintermĂ©diaire du rĂ©seau communautaire Warmshowers. Il regroupe des cyclo-voyageurs qui veulent rendre service Ă dâautres cyclos Ă leur tour. Ce fut George qui nous a proposĂ© une de ses chambres et son hospitalitĂ©. Il nous a mĂȘme cuisinĂ© un coq au vin pour le soir ! Il nous a racontĂ© ses voyages avec sa femme, et nous avons Ă©changĂ© sur des banalitĂ©s de la vie nĂ©o-zĂ©landaise. Alors que nous essayions de mieux comprendre le cricket, nous lui avons posĂ© des questions, car il Ă©tait en train de suivre un match⊠sur cinq jours ! Une belle rencontre avec ce monsieur. Nous serions bien restĂ©s une nuit de plus pour lâaider dans ses tĂąches de la maison. Nous avions bien observĂ© quâil nâavait plus lâĂ©nergie, ni peut-ĂȘtre lâargent, pour lâentretien, du haut de ses 80 ans.
Surtout, on ne vous racontera pas quâon est partis en furie prendre le train. Nous allions avancer en ville pour ĂȘtre large au niveau horaire, mais George, se levant un peu tard, a tenu Ă nous faire un petit dĂ©j ! Que nous avons acceptĂ© avec politesse tout en regardant la montre. Quinze minutes avant le dĂ©part, nous quittions la maison. ArrivĂ©s Ă la gare, les vĂ©los ont sautĂ© dans le train et nous voilĂ Ă notre place, direction Wellington. Le contrĂŽleur, trĂšs sympa et peu avare de blagues, nous a fait payer le prix normal. Puis, nous avons pu apprĂ©cier le voyage !



Quel plaisir de prendre un autre moyen de transport. Nous adorons ce qui est doux. Les ferries ainsi que les trains ont notre prĂ©fĂ©rence pour nous offrir dâautres types de dĂ©couvertes.
Nous allions Ă la rencontre dâun ami dâami lĂ -bas, Mark, qui nous a fait faire le tour de Wellington, puis dĂ©couvrir le cĂŽtĂ© ouest au niveau de Makara, Ă bord de sa Valiant dâĂ©poque. Nous avons passĂ© trois jours Ă Wellington avant de prendre le ferry. Cet arrĂȘt prolongĂ© nous a permis de faire des ajustements dâĂ©quipement et de nous cacher Ă travers la ville pour prendre notre temps.
Nous nâavions quâune hĂąte : aller vers le Sud !

Et vous, quâest-ce que vous ne raconteriez pas de vos aventures ?
En savoir plus sur L'ĂTONNANTE TRAVERSĂE
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
Toujours autant de plaisir Ă vous lire. TrĂšs belle Ă©criture et quel voyage â€ïžâ€ïžâ€ïžâ€ïžâ€ïžâ€ïžâ€ïž
JâaimeAimĂ© par 1 personne
nouvell abonnĂ©e du 64 ,je viens vous souhaiter une belle annĂ©e de dĂ©couvertes ,d’humour et d’amour…of course !
Merci de me faire voyager Ă travers vos photos et vos blogs.
Adishats du Béarn
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Merci pour ces vĆux Adishats ! Merci de nous lire et Ă bientĂŽt pour de nouvelles aventures qui arriveront bientĂŽt đ
JâaimeJâaime