Premiers tours de roues en Nouvelle-Zélande : une semaine pleine de défis et de magie 🧙‍♀️ – Nouvelle-Zélande 2

Du 9 au 15 novembre. D’Auckland à Mangakino.

En ce samedi de départ, nous trépignons d’excitation à l’idée de cette nouvelle vie, dont les lignes ne se traceront pas seulement sur la route. Une météo d’incertitude se manifeste en nous. Comment va se dérouler cette première journée ? Quelles forces nous resteront après ces premiers coups de pédales ?

Dresser son vélo, remplir ses sacoches et s’assurer que tout est bien fixé : ce premier ajustement aura sûrement besoin d’améliorations en cours de route.

L’objectif de cette première journée : sortir de l’agglomération d’Auckland. Quelle aventure, mes aïeux ! 🏁

En vérité, c’est toujours le même casse-tête de quitter une zone urbaine ou péri-urbaine à vélo. Tout commence par une côte (vous lirez souvent cette phrase), pour s’échapper du lotissement où nous avons logé. Puis s’enchaînent des passages où nous ne savons pas toujours s’il faut rouler ici ou là. Nous traversons un parc très sympathique qui, déjà, nous met à l’épreuve. Eh oui, les chemins de terre garnis de cailloux et peu damés ne sont pas très hospitaliers pour nos semi-remorques à deux roues 🚛

Comptez environ 5 kilos par sacoche, et nous en avons cinq. Chacun transporte aussi la tente et de la nourriture. Ajoutez nos propres poids et celui des vélos : la pesée commence à être sérieuse. La stabilité de nos “doudous” ne tient qu’à notre sens de l’équilibre et à nos pneus, pas si larges pour ce genre de terrain 😵‍💫

Alors, on s’adapte, on apprend et on prend note pour les prochaines étapes.

Notre premier camping se trouve au pied des hauteurs du Hunua Ranges National Park, à Hunua. Nous avons dû écouler nos dernières forces pour grimper un peu plus de 500 mètres de dénivelé. De quoi se mettre en jambes, mais aussi douter un peu : la loi des premiers jours de tout long voyage ✌️

En arrivant, notre hôtesse, propriétaire d’une ferme, nous propose d’aller nourrir les veaux. Il faut d’abord diluer de la poudre de lait dans 20 litres d’eau avant de remplir un grand bac. Suspendus à la grille, les veaux se jettent sur les tétines en plastique. Elle nous explique que ces petits finiront à l’abattoir après deux ans d’élevage. Gloups !

Ce bonheur nous envahit de retrouver la fraîcheur de l’extérieur lorsqu’on n’a aucun endroit plus cozy dans lequel s’abriter. Dormir à nouveau dans notre palace de tente. Cuisiner dans la pièce commune avec les autres campeurs. Rencontrer un gars venu pour quelques jours de woofing et resté bien plus longtemps. Ces petits instants de voyage s’installent déjà.

Ce qui nous touche surtout : les paysages. Bien que daltonien, le vert omniprésent envahit mon champ de vision dans toutes ses nuances. À chaque pause, chaque fois que je pose le pied pour attendre Lisa, on se le dit : magnifique 👌

Le relief de la seconde journée nous laisse un répit. Fini, pour un temps, de forcer dans les montées. On se laisse à rêver, seuls sur la route.
Le monde regorge de ressources. Peut-on imaginer mieux que ce que l’on a sous les yeux ? Mon pied sur la cale est le seul élément certain de ma journée. Moi et mon vélo sommes inséparables. Tout autour n’est que changement, au rythme qui me sied. Chaque virage est une surprise 😲

En haut, il y a toujours un café. Une récompense qui ne refroidit jamais. C’est aussi l’occasion d’échanger avec deux motards venus ce dimanche parcourir les Coromandel en hommage à un copain de ride. Deux hommes attachants, intéressés par notre aventure. Chacun profite de la pause : leurs regards admirent nos vélos, et les nôtres détaillent leurs bécanes.
“Vous feriez bien d’arriver au camping avant que la pluie ne tombe”, nous conseillent-ils avec un sourire. Eux seront bien au chaud ce soir, de retour à Auckland ☕️

Une dizaine de kilomètres plus loin, le camping de Miranda nous accueille. À l’accueil, on nous fait une réduction de moitié. Peut-être étions-nous sympathiques au premier abord ? Au deuxième, elle a sûrement senti venir l’averse qui allait tomber. Nous avons attendu une heure pour monter la tente. Sous les gouttes, bien sûr. Et tout s’est arrêté… cinq minutes après. Bref 😝

Ce soir-là, notre repas est simple mais réconfortant : des ramens. Un classique des randonneurs. À côté de nous, des Sud-Coréens d’origine semblent avoir prévu des moyens tout autres pour leur week-end.

Les nuits en tente sont inégales, mais cela fera sans doute l’objet d’un article à part entière. Parfois, se lever est le meilleur remède. Notre petit-déjeuner, quant à lui, est un régal : des sachets d’oatmeal tout prêts, agrémentés de morceaux de banane. Parfait pour tenir toute la matinée.
Surtout pour ce genre de matinée où, en longeant l’estuaire du Thames, on nous fait passer par un “trail cyclable”… qui n’a rien de cyclable. Un enfer ! À chaque coup de pédale, on a l’impression de reculer. Ce fameux Hauraki Rail Trail nous accompagne jusqu’à Paeroa. Il a bien entamé notre énergie, mais il n’y avait pas d’autre choix que d’aller jusqu’à Kopu pour déjeuner 🤯

Nous y avons découvert les pies : sortes de tourtes fourrées aux saveurs variées. Un régal, dégusté près d’un pont historique, vestige de la rivière. Ce dernier n’a été remplacé par un pont moderne que récemment. À l’époque, cela ne devait pas être une mince affaire !
Le soir, nous nous récompensons d’une pizza avant de prévoir un départ matinal le lendemain 😋

Cette étape, globalement plate, nous permet d’apprécier les parfums des ajoncs, omniprésents le long du chemin, et les odeurs des champs de vaches. Nous croisons parfois ces grandes dames sur la route, où elles ont toujours la priorité.

Les oiseaux nous gâtent de leurs chants divers. Certaines mélodies nous surprennent encore. La nuit tombée, certains viennent hanter nos brefs réveils. Personnellement, je les apprécie aussi lors de mes virées nocturnes aux toilettes. Une nuit à Okauia, le ciel était si dégagé que les étoiles semblaient immenses. Peut-être parce que j’avais oublié mes lunettes ? Qu’importe, le spectacle était sublime.

Notre avant-dernière étape nous conduit à Matamata, célèbre pour être la porte d’entrée du village des hobbits. Nous ne rendrons pas visite à ces petits êtres de la Terre du Milieu. Nous nous perdrons plutôt dans un échangeur en travaux, frôlant presque la quatre-voies. Une situation chaude, mais maîtrisée, avant de rejoindre le camping gratuit de Little Waipa Reserve, juste avant Arapuni. Ce qui devait être une courte étape s’est allongé. Heureusement, une douche bien méritée et nos sièges pliables nous attendent 😎

Un monsieur dans son motorhome nous applaudit à voir notre installation, visiblement heureux pour nous. Nous remercions aussi une dame, qui se parle seule, des fruits et légumes qu’elle nous offre. Mais les sandflies ne sont pas en reste et nous dévorent sans pitié.
La pluie était annoncée pour le surlendemain. L’étape du jour serait donc la dernière avant deux jours de pause à Mangakino 😌

Jeudi, nous voilà ! Une journée de presque 1 000 mètres de dénivelé, conclue sous une belle saucée. Les vagues de pluie, juste après le déjeuner, semblaient nous dire que nous avions bien mérité ce repos.

Nous sommes heureux d’avoir décidé de nous arrêter à ce moment-là. La suite exigera de l’énergie. En attendant, nous savourons le luxe de faire une lessive, de lire, d’écrire et de réfléchir à la suite 💭

Quelle première semaine !
Nous sommes assez ébahis par notre capacité à rapidement monter en régime, tout en restant à l’écoute de nos limites pour éviter le surmenage. Garder le plaisir d’avancer et de contempler reste le cœur de notre voyage.
Pour l’instant, nous sommes encore dans la mise en place. Des habitudes restent à prendre pour optimiser notre quotidien et libérer plus de temps chaque jour.

Tout roule pour le moment ! 💚


On répond à toutes vos questions en commentaire si vous souhaitez en savoir plus sur certains points.
Et pour compléter cet article, retrouvez nos stories sur Instagram : elles sont pleines de détails sur notre aventure. 😉

Tous nos liens sont présents sur votre droite pour savoir où l’on est ou écouter les chansons qu’on découvre 👉


En savoir plus sur L'ÉTONNANTE TRAVERSÉE

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Commentaires